Les 6èmes Alpi dans les Bauges (18 juin 2018)
Article mis en ligne le 20 juin 2018
dernière modification le 2 septembre 2018

par Webmaster

Ce lundi 18 juin, la classe de 6ème Alpi est allée faire sa dernière sortie de l’année dans le massif des Bauges, en Savoie. Objectif : la Dent des Portes, joli sommet de fière allure culminant à 1932 mètres et demandant (normalement) environ 700 mètres de dénivelé et d’effort. Les encadrants étaient M. Darcel, Mme Bretin, M. Chavanon, M. Fraboni et M. Tardieu. En fait, environ 2 km avant le parking, notre car a dû s’arrêter car la route était coupée. Il a donc fallu marcher davantage en distance et surtout en dénivelé : la sortie à 700 m s’est du coup transformée en rando d’environ 900 m, ce qui n’est pas tout à fait la même chose.

Une fois quitté la route, la pente est devenue nettement plus forte, d’abord dans les bois puis au-dessus de la forêt, sous les barres rocheuses. Quelles différences de rythme de marche entre les élèves ! Nous n’étions pas trop de cinq adultes pour assurer l’encadrement d’un groupe toujours très morcelé.
De lacet en lacet, de raidillon en raidillon, le groupe s’élève jusqu’à franchir la barre rocheuses par un passage finalement très accessible. Là, pour réconforter les randonneurs fatigués et stimuler les marcheurs intrépides, M. Darcel annonce que l’objectif est maintenant à portée de main et qu’il faut donner tout ce qui reste pour l’atteindre, cela malgré l’heure assez tardive. C’est chose faite une demi-heure plus tard : le groupe arrive 20 mètres juste sous la Dent. Un dernier passage dans le rocher, impressionnant sur quelques mètres, permet d’accéder au « vrai » sommet. Certains élèves, peu habitués à ce genre de terrain, préfèrent rester dans la partie herbeuse tandis que d’autres escaladent les blocs.




On peut toutefois dire que l’objectif est atteint pour tous, à 20 mètres près, l’heure du pique-nique (déjà bien dépassée) s’empresse donc de sonner. Pique-nique d’ailleurs assez bref car il faut déjà penser à la descente. Assez (voire très) aisée pour pas mal, elle est plus difficile et lente pour d’autres. Elle donne aussi lieu à des scènes assez cocasses, quand par exemple M. Darcel prête ses chaussures à un élève qui avait des chaussures trop petites et qui n’arrivait plus guère à avancer. Du coup, non seulement l’élève a eu les chaussures du professeur mais en plus M. Darcel a fait presque toute la descente… en chaussettes !
Finalement, le car est rejoint avec 1h30 de retard, mais le chauffeur est compréhensif. C’est donc le temps du retour, après une journée bien remplie.





Il y aurait beaucoup d’enseignements à tirer de cette sortie. D’abord, saluons l’effort consenti par tous qui leur a permis d’atteindre leur objectif de l’année. Remarquons aussi leur ponctualité, à 7h devant le collège, et le fait qu’aucun n’a oublié ses affaires. Mettons enfin l’accent sur l’entraide qui s’est manifestée dans les moments difficiles de la montée et de la descente.
Néanmoins, les élèves restent un groupe où il est encore difficile de faire passer une consigne. C’est particulièrement gênant quand il s’agit d’une consigne de sécurité. Il est aussi compliqué de faire comprendre à une partie des élèves de ramasser leurs papiers gras, de respecter au minimum la tranquillité des autres marcheurs en évitant de crier constamment…
Espérons que ce projet d’un an aura permis à tous ces jeunes d’acquérir quelques valeurs fondamentales pour leur devenir et qu’à plus court terme, leurs courbatures ne mettront pas trop de temps à s’estomper !


M. DARCEL