Les Alpi en sortie dans les Bauges (30 mai 2016)
Article mis en ligne le 1er juin 2016

par M. Darcel

Pour la dernière sortie de l’année, une partie des élèves de la classe de 5ème5 « Alpi » avait comme objectif l’ascension d’un beau sommet du massif des Bauges (Alpes du nord, Savoie) : le Mont Colombier (2045 m). Avec leur professeur principal, M. Darcel, et avec M. Mazard et M. Herrbrecht, ces élèves sont montés à 7h dans le bus, devant le collège, tous bien équipés pour tenter de relever le défi. Environ 850 mètres de dénivelé positifs et 1100 mètres de descente sur le versant opposé, une belle crête escarpée et panoramique pendant la dernière heure de la montée : voilà ce qui était au programme de cette journée ambitieuse. [

Une nouvelle fois, la météo avait décidé de mettre la classe Alpi à rude épreuve. En effet, outre une relative fraîcheur, les averses et le brouillard se sont invités durant presque toute la journée. Néanmoins, les élèves et leurs accompagnateurs se sont élancés sur le sentier après plus de 2 heures de route. Au début un peu chaotique, le rythme de marche s’est peu à peu installé, chacun montant à son rythme et essayant de ne pas glisser sur le sentier détrempé. Il y eut tout de même quelques glissades sans autre conséquence que d’éclabousser les vêtements de glaise et d’argile, de déclencher rigolades et cris en tout genre… ou de perdre une chaussure dans la boue ! [1-2-3]



Après une pause non loin de beaux chalets d’alpage, au-dessus du Col de la Fulie, le groupe s’attaqua à la première vraie difficulté de l’ascension : environ 300 mètres de dénivelé très raides et sur un sol toujours imbibé d’eau. La pluie et le vent se mirent de la partie mais l’ambiance était un peu magique : le brouillard montait le long des versants et semblait se faufiler entre les arbres de la forêt.



Après cette partie assez ardue, le sentier devint moins escarpé et se mit à cheminer en dévers dans les alpages. On dut même traverser une petite coulée de neige, dernier vestige de l’hiver.



Assez rapidement, pourtant, le groupe atteint le Col de la Cochette, passage escarpé d’où part la crête qui monte rudement jusqu’au sommet. Mais l’heure était clairement au déjeuner : à midi et demie passée, il fallait penser à sortir le pique-nique du sac.


Après le repas, M. Darcel réclama l’attention du groupe : son souhait était d’impliquer les élèves dans la décision qu’il fallait prendre. Allait-on continuer à monter jusqu’au sommet ou était-il préférable de redescendre ? Les élèves furent invités à retrouver les différents paramètres à prendre en compte : une météo incertaine, un terrain très mouillé et donc glissant, certains marcheurs assez fatigués… sans compter la contrainte horaire, à savoir arriver au car à 16h30. Décision fut donc prise de redescendre sans aller jusqu’au Colombier mais en passant par un autre chemin que celui de l’aller. La descente se fit donc tranquillement, d’abord dans les alpages puis en forêt. Le chemin, quoique parfois bien raide, était peu glissant et donc relativement facile. Quelques rayons de soleil firent même leur apparition de temps en temps, éclairant la forêt humide. Le groupe finit par arriver au parking où le car arriva peu après, bien en avance sur l’horaire prévu.

Dans des conditions parfois rudes, les élèves ont prouvé leur volonté et leur détermination à essayer d’atteindre l’objectif fixé. Ils ont aussi compris que dans certains cas, il est préférable de renoncer pour des raisons de sécurité et de respect des horaires. Certains se sont confrontés à leurs limites mais chacun a su trouver son rythme pour surmonter les difficultés. Même si le sommet n’a pas été atteint, ce fut une journée plutôt réussie, riche en leçons de vie et sans aucun problème grave. Une belle expérience que certains élèves voudront peut-être un jour renouveler.