CHAPITRE 1 - UNE RENTREE BIZARRE
Article mis en ligne le 6 mai 2016
dernière modification le 20 juin 2016

par Mme Safyane

Les 6e Stylo sont heureux de vous présenter le premier chapitre de leur récit :


LE FARCEUR FRAPPE TOUJOURS DEUX FOIS

CHAPITRE 1 - UNE RENTRÉE BIZARRE

Je me lève à sept heures. Je me rends à mon nouveau collège. J’ai la trouille. Avec ma taille pas plus grande qu’un CE2, les grands risquent de m’écraser, me martyriser, me racketter, m’insulter... et tout ce qui s’ensuit.

Arrivé devant le collège, j’ai l’impression que tout le monde se moque de moi. Personne ne me parle. Je me sens exclu. J’entre. Je ne trouve pas mon groupe.

Je demande où est ma classe à une surveillante qui me dit qu’elle est déjà partie. Je monte dans les couloirs en courant. Mon cœur bat la chamade.

Un surveillant me voit et me dit :
« Qu’est-ce que tu fais là ? Tu devrais être en cours ! »
Il est bizarre avec ses pieds immenses. Il fait un peu peur. Je bafouille :
« Je me suis perdu. Est-ce que vous pouvez m’aider ? »
Il m’emmène dans la classe.

La porte s’ouvre et Mme Chovarsture, mon professeur de maths, me hurle dessus :
« Je n’accepte aucun retard ! Tu auras une heure de colle ! »
Je me tais. Je trouve rapidement une place tout au fond. J’ai l’impression que tous les regards sont tournés vers moi. Mes mains tremblent.

Je regarde Mme Chovarsture. Elle est petite et ronde. Elle porte un pantalon large et noir, ainsi qu’un chemisier bleu foncé.
Ses cheveux ressemblent à ceux d’un clown. Ils sont rouges et bouclés.

Je jette alors un coup d’œil discret autour de moi. La salle est peinte en bleu. La lumière entre par quatre grandes fenêtres.

Le bureau du professeur est tout devant, surmonté d’une étagère sur laquelle il y a des objets insolites : un monocycle, un masque et une sorte de cerveau en plastique.

J’ose enfin observer la classe avec laquelle je vais devoir passer le reste de l’année. Au premier rang, une fille à lunettes me fait un rapide sourire avant de se retourner vers le tableau. Sûrement la déléguée.

Tout au fond, pas loin de moi, il y a une bande de garçons. Ils lancent de grosses boulettes de papier dès que le professeur écrit au tableau. Ils sont trois à me jeter des regards effrayants. Ce n’est pas rassurant.

Tout à coup, la prof se retourne et m’interroge. Elle crie beaucoup. Je ne sais pas quoi faire. Je reste muet. Un énorme stress m’envahit. Elle me pose la question une seconde fois. Toute la classe me regarde et dit :
« Parle ! Allez ! Réponds ! Il est timide... »
Et tous se mettent à rire. Je donne une réponse au hasard... mauvaise bien sûr. Les trois garçons du fond s’agitent, rigolent fort.

Mais la sonnerie retentit. Je peux enfin rentrer chez moi.)]

pour lire le chapitre 2 :
http://www2.ac-lyon.fr/etab/colleges/col-69/jjaures/spip.php?article561&lang=fr