Compte rendu de la sortie des 5èmes5 dans le Pilat (16 octobre 2015)
Article mis en ligne le 9 novembre 2015
dernière modification le 10 novembre 2015

par Webmaster

C’est dans le massif du Pilat que la classe de 5ème5 a réalisé sa première sortie de l’année scolaire, dans le cadre du projet Alpi. Pour encadrer le groupe, M. Darcel (Professeur Principal et responsable du projet), M. Fraboni, M. Mazard et Mme Hausberg étaient de service !
Les jours précédents, en cours, les élèves ont préparé le déroulement de la journée (et notamment l’étude du parcours avec la carte topographique) et ont dû lire un dossier présentant les grandes caractéristiques naturelles et humaines du massif. Par ailleurs, cette sortie devait illustrer une partie de leur premier chapitre de Géographie.

Mais le jour J, en sortant du car, les élèves se sont rapidement confrontés aux réalités du terrain : comme l’an passé, la météo a mis nos apprentis montagnards à rude épreuve. En effet, le froid, le brouillard et rapidement une petite couche de neige au sol se sont invités pendant presque toute la journée. Le parcours leur réservait aussi une bonne montée en direction du plus haut sommet de la randonnée : le Crêt de l’Oeillon (à 1364 mètres d’altitude). Tout en marchant, les élèves volontaires ont été invités à guider le groupe en lisant la carte, en utilisant la boussole et en vérifiant régulièrement que le reste des élèves suivait bien. Par moments, lors de pauses souvent très appréciables, M. Darcel intervenait pour revenir sur certains points du cours de Géographie ou du dossier que les élèves devaient avoir lu. Objectifs : gérer son effort, s’orienter avec la carte, la boussole et l’observation du terrain, tenir compte des autres en ayant une attitude responsable et mettre en application concrète une partie du programme…


Pas à pas, dans un environnement de plus en plus blanc, le groupe approchait du sommet. Comme il était un peu tard, M. Darcel a proposé que l’on pique-nique un peu avant le Crêt de l’Oeillon, à l’abri du vent, dans un lieu jadis occupé par un grand hôtel de luxe, datant de la Belle Epoque, mais aujourd’hui disparu. En fait d’hôtel, le groupe dut se contenter de s’asseoir par terre pour manger, mais dans une ambiance très sympathique malgré le froid vif. Après s’être restaurés, les élèves ont repris leur marche pour rejoindre assez rapidement le sommet, noyé dans le brouillard. La pause photo et grignotage fut bien brève, compte tenu des conditions météo qui régnaient sur le Crêt, mais les élèves étaient contents de leur exploit du jour !


Pourtant, une autre épreuve les attendait, et pas des moindres pour certains d’entre eux : écouter une consigne de sécurité et la mettre en pratique. En effet, le début de la descente traversait un pierrier totalement hors sentier et recouvert par la neige. Bref, pour ne pas glisser, se faire mal et risquer de déséquilibrer son voisin, il était indispensable de suivre à la lettre les recommandations faites par M. Darcel. Dans l’ensemble, tout se passa bien, malgré quelques petites chutes sans conséquences. Et un peu plus tard, le groupe atteignit le Col de l’Oeillon sans encombre.


Au col, nos montagnards en herbe durent faire preuve d’une autre qualité précieuse en randonnée mais aussi dans leur vie de tous les jours : savoir s’adapter. L’itinéraire prévoyait de passer par une crête rocheuse, avec quelques passages d’escalade facile : la Crête des Trois Dents. Mais cet objectif était-il vraiment réaliste au vu des conditions météo et du terrain rendu glissant par la neige ? Finalement, le groupe convint qu’il valait mieux passer par un autre chemin pour descendre au village de Roisey, environ 500 mètres de dénivelé plus bas.
La descente, parfois raide, parfois plus douce, fut assez longue et mit les jambes de certains élèves à assez rude épreuve. Sous un soleil retrouvé, il y eut aussi quelques rencontres sympathiques. Et vers 17h30, le groupe finit par rejoindre le car à Roisey. Objectif atteint !


Durant cette journée, les élèves ont dû mobiliser leurs connaissances acquises en classe mais pas seulement : ils ont aussi dû gérer leur effort pendant plus de 7 heures, écouter et mettre en pratique des règles de sécurité, guider leurs camarades et veiller sur eux dans un environnement pas forcément hospitalier et familier, et enfin prendre des décisions pour adapter les objectifs de départ aux contraintes du terrain. Bien sûr, des progrès sont encore à faire : être plus attentif, être plus silencieux dans la nature pour espérer voir des animaux sauvages. Mais la classe a su relever le défi du jour, ce qui est encourageant pour l’ascension finale dans les Alpes, en juin prochain.